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Salaires en hôtellerie : “pas à la hauteur” pour Elisabeth Borne

Dans un entretien accordé à France Inter samedi 4 septembre, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, a estimé que les salaires proposés par l’hôtellerie-restauration, touchée de plein fouet par la crise sanitaire, n’étaient pas suffisants malgré les aides reçues de l’Etat

Une augmentation des salaires suffirait-elle à combler le manque d’attractivité de l’hôtellerie-restauration ? C’est en tout cas ce qu’estime la ministre du Travail. Selon elle, les rémunérations « ne sont pas à la hauteur » dans certains secteurs comme les hôtels, cafés, restaurants. Elle invite ainsi les employeurs, « massivement aidés pendant la crise », à « mettre des propositions sur la table ». Elle incite par ailleurs « toutes les entreprises dont les marges le permettent à se saisir » de la prime de pouvoir d’achat (prime Macron). Cette dernière permet de verser jusqu’à 2.000 euros défiscalisés par salarié.

salaires - argent

Horaires décalés, salaire net au plus bas, absence de considération, contrats précaires (temps partiel)…L’hôtellerie-restauration souffre depuis plusieurs mois d’un cruel manque de main d’œuvre. Suite à la crise sanitaire, beaucoup d’employés de cette catégorie socioprofessionnelle se sont en effet reconvertis dans d’autres domaines, aux conditions de travail moins contraignantes. 

Salaires hôtellerie-restauration : un secteur qui recrute mais peu de candidats

Pas étonnant donc si le nombre d’annonces mises en ligne sur le site de Pôle Emploi n’a jamais été aussi élevé, dépassant allègrement les 900.000 ces derniers temps et atteignant même plusieurs fois le million au mois de juin. Cette forte augmentation concerne particulièrement l’hôtellerie-restauration avec une hausse de 12,7% sur la période du 26 juillet au 22 août par rapport à la même période en 2019.

salaires - embauche

Le secteur de l’hôtellerie-restauration recrute et les professionnels seraient les premiers à être ravis d’augmenter les salaires nets mensuels, mais cela doit-il se faire au détriment de leurs marges ? Ces derniers ne savent absolument pas comment vont évoluer les habitudes de consommation dans les mois qui viennent. Pour certaines régions, l’été a été correct mais pour Paris et la plupart des grandes villes, il a été « meurtrier« … Bref, ce genre de déclarations a sans doute une portée en termes de « com » politique, mais reste bien peu efficace.