Contacts
Un appel ? +33 1 85 09 74 06
M

Une reprise variable pour l’hôtellerie-restauration

Malgré un début de retour à la vie d’avant, on assiste à une reprise variable. 30% des bars et restaurants ont préféré rester portes closes. Comment expliquer un tel phénomène ? 

Un manque de main d’oeuvre

L’été est officiellement là, les masques sont tombés en extérieur et le couvre-feu n’est plus. En apparence, l’hôtellerie-restauration a toutes les clés en mains pour s’offrir une reprise en bonne et due forme. 

Sauf qu’à y regarder de plus près, l’euphorie des uns cache une réalité beaucoup plus contrastée ! 30% des établissements n’ont pas rouvert leurs portes. “Certains restent fermés à cause du manque de clientèle et d’autres par manque de personnel, surtout pour les petites structures”, explique Hervé Bécam, vice-président confédéral de l’Umih

Serveurs, cuisiniers, plongeurs… Le secteur peine à recruter. Beaucoup d’employés ont en effet préféré se réorienter au sortir des confinements. Un manque de main d’œuvre qui a poussé certains établissements à renoncer à ouvrir.

reprise - terrasse bar

Une reprise variable par manque de clients 

Autre point noir majeur de cette reprise : les clients ne sont pas toujours au rendez-vous. Les quartiers d’affaires des grandes villes (Paris, Lyon, Strasbourg…) sont les premiers à souffrir de ce manque de fréquentation. La faute au télétravail et au tourisme d’affaires en berne depuis plus d’un an. A en croire le GNI, les bars et restaurants parisiens observent une baisse moyenne de chiffre d’affaires de 30% par rapport à 2019.

En revanche, la banlieue et le littoral, la Bretagne et le Pays Basque en tête, apparaissent comme les grands gagnants de ce retour à la normale amorcé depuis le 9 juin dernier. La crise sanitaire est donc en train de dessiner de nouvelles habitudes comportementales chez les Français qui privilégient désormais un commerce de proximité, revivifiant au passage l’activité locale.