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Réouverture des terrasses : un goût de comme avant ?

Depuis le mercredi 19 mai, un air d’avant souffle sur la France qui entame sa première phase de déconfinement, avec notamment la réouverture des terrasses.

Peut-on vraiment croire à un retour à la « normale »? Bruno Le Maire, ministre de l’économie, est optimiste. “Cette fois, c’est la bonne”, a-t-il déclaré, installé à une terrasse parisienne, comme pour montrer l’exemple. Emmanuel Macron et Jean Castex ont fait de même. 

Il a aussi salué “les restaurateurs et les salariés (…) pour lesquels l’effort demandé a été très important”. Et pour cause, cela faisait plus de six mois que les professionnels du secteur étaient au point mort.   

Même enthousiasme pour Anne Hidalgo. “Il était temps de rouvrir. Quelle joie de retrouver la vie ! », a avoué la maire de Paris. Avant de temporiser : « Il faut tout de même être prudent ». 

Des terrasses à fréquentation limitée

Si la reprise est bel et bien lancée, après des mois de fermeture, elle reste relative étant donné que les cafés et restaurants ne peuvent accueillir que 50% de leur capacité, et seulement en extérieur. Le nombre maximum de convives admis par table est de 6 personnes venant ensemble, adultes ou enfants.

Les restaurants ayant une terrasse de moins de dix tables sont exemptés de la jauge de 50%, mais doivent installer des séparations (plexiglas, panneau d’un paravent, paravent d’une jardinière, paroi d’un panneau…) entre les tables pour éviter les projections entre  les tables. Le tout à hauteur de la personne assise.

Le personnel des établissements, en particulier les serveurs, doivent porter le masque pour prévenir les projections. Les propriétaires peuvent, s’ils le veulent, délimiter les tables au moyen par exemple d’un panneau d’un paravent. 

Enfin, chacun est tenu de respecter le couvre-feu toujours en place jusqu’à 21 heures. 

Réouverture des terrasses - terrasse parisienne

Une réouverture des terrasses, mais avec prudence

Si l’épidémie de Covid tend à reculer, le virus circule toujours. Plusieurs cas de variant indien, très préoccupant, ont été détectés dans le pays. Pas question donc d’oublier les gestes barrières. 

Néanmoins, Olivier Véran a évoqué la fin du port du masque si la circulation du virus continue de baisser dans les semaines à venir. « Je ne crois pas qu’on soit amenés à demander aux Français de garder le masque à la plage, sur un transat”. Un bon signe pour la saison estivale ?