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Fin des aides covid : des dispositifs spécifiques pour l’hôtellerie

La fin des aides Covid a sonné ! Le “quoi qu’il en coûte” est déjà de l’histoire ancienne. Mais son arrêt sera accompagné de “dispositifs spécifiques” mis en place pour les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire. Parmi eux, le tourisme qui pourra compter sur un projet de “prêts ad hoc”. 

Comme l’a annoncé le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, lundi 30 août, le “quoi qu’il en coûte” touche à sa fin. Dès le 30 septembre, le fonds de solidarité disparaît au profit d’un accompagnement sur mesure des entreprises évoluant dans les secteurs d’activité les plus malmenés par la crise sanitaire. A savoir le tourisme et les loisirs, l’événementiel, le sport ou la culture.   

Ainsi, en plus d’une couverture partielle des pertes d’exploitation, les agents de voyages et tour-opérateurs, mais aussi le monde de la montagne, pourront bénéficier de “dispositifs spécifiques”. Un choix logique quand on sait que les premiers ont enregistré entre 70% et 80% de perte de chiffre d’affaires (soit 20 milliards d’euros) et que les seconds ont dû essuyer une saison pratiquement blanche du fait de la fermeture des remontées mécaniques.

Fin des aides covid : quels « dispositifs spécifiques » ? 

De quelles mesures parle-t-on précisément ? Pour l’instant, le secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, a évoqué un projet de “prêts ad hoc”. L’objectif ? Permettre aux agents de voyage de gérer les remboursements des à-valoir consentis l’an dernier par les professionnels à leurs clients qui n’ont pu effectuer un voyage prévu.

fin des aides covid - euros

Jean-Pierre-Mas, président de l’organisation interprofessionnelle Les Entreprises du Voyage, a approuvé ce dispositif d’aide, qui “viendra en complément ou en remplacement des PGE (prêts garantis par l’Etat)”. Des PGE qui, selon Didier Chenet (président du GNI, Groupement national des indépendants hôtellerie-restauration) pourraient bien poser problème une fois la question de leur remboursement abordée. 

Ajoutons aussi les charges URSAAF qui pour un très grand nombre d’entreprises de l’hôtellerie (tpe et pme) n’ont pas été prélevées. On ne connaît pas la somme précisément. Qui le sait d’ailleurs ? On peut tout de même imaginer que compte tenu du poids qu’elles représentent dans les charges des entreprises, ce bol d’air pourrait se muer en un brutal retour sous l’eau pour bon nombre d’entre elles. Les experts comptables n’ont eu de cesse de demander à leur client de provisionner. Mais l’ont-ils fait ? Rendez-vous au tribunal de commerce en Octobre 2021 ? Qui vivra verra.