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Aides gouvernementales aux entreprises du secteur des CHR : faisons le point

Responsable d’une forte hausse des contaminations, le variant Omicron menace aussi l’économie française, à commencer par celle du tourisme. Pour les entreprises affectées par les restrictions sanitaires, dont les CHR, le gouvernement a annoncé un renforcement des aides.

Deux dispositifs de soutien renforcés

Les premières annonces du ministre de l’Économie Bruno Lemaire portent sur l’activité partielle remboursée à 100 %. Ce dispositif pourra être demandé par toute entreprise ayant perdu plus de 65 % de son chiffre d’affaires (contre 80 % auparavant) ou soumise à des restrictions sanitaires.

L’autre nouveauté concerne la prise en charge des coûts fixes. Jusque-là réservé à un petit nombre d’entreprises (événementiel, traiteurs, loisirs indoor…), ce dispositif est désormais élargi aux entreprises du tourisme : hôtels, bars et restaurants notamment. Une bonne nouvelle ! Et le seuil d’accès en est abaissé : pourront y prétendre les entreprises ayant perdu au moins 50 % de leur chiffre d’affaires, contre 65 % auparavant.

Remboursement des prêts garantis par l’État

Parmi le panel des aides mises en place par le gouvernement, il y a les prêts garantis par l’État (PGE). Là encore on peut se satisfaire de noter que le ministre a entendu les craintes des entrepreneurs qui redoutaient de ne pas pouvoir honorer l’échéance du printemps prochain pour le remboursement. Le 4 janvier, Bruno Lemaire a donc confirmé que les entreprises auront six mois supplémentaires pour rembourser, soit jusqu’à la fin de l’année 2022. Le gouvernement a également prévu la possibilité d’étaler les PGE jusqu’à dix ans.

Des aides suffisantes ?

Depuis décembre déjà, les professionnels du secteur de l’hôtellerie-restauration demandaient la réactivation des aides et leur renforcement. En ces temps incertains, où la reprise épidémique inquiète, les mesures annoncées début janvier suffiront-elles à les rassurer ?

Le recul de la fréquentation et des réservations est bien réel. Le ralentissement observé risque de se poursuivre jusqu’à la fin du premier trimestre 2022. Néanmoins, certains se veulent optimistes. Oui, l’activité hôtelière va connaître un tassement. Non, elle ne va pas s’effondrer comme à l’automne 2020. « Il ne s’agira en aucun cas d’une nouvelle hibernation », prédit Vanguelis Panayotis, CEO de MKG Consulting.

L’avenir nous le dira…